CHRISTOPHE RIELLAND- rue des Halles. Sables d'Olonne
03/11/2010 10:30 par wordsandliberty
Une dizaine de participants a répondu à l'invitation de la médiathèque pour l'atelier d'écriture de l'écrivain Abdelkader Djemaï. Un comité de qualité en matière de participation et de partage. « L'écriture est un artisanat, il faut savoir se relire, réécrire, la travailler comme le bois. C'est un long apprentissage qui dure toute la vie. L'écriture n'est pas une science exacte, une phrase ratée peut être très belle », voici les paroles d'Abdelkader.
Il a suscité la passion chez les amateurs en proposant 4 exercices d'écriture. Imagination, travail des mots et des phrases, réflexion, ont été les principaux composants de la naissance des textes créés par les participants. Chacun a imaginé son texte et l'a lu à l'assistance. Abdelkader Djemaï a montré comment donner de la dimension à l'écrit, comment le lecteur va entrer dans l'histoire, comment enrichir son texte avec le profond respect de l'autre. « Un atelier doit se faire dans la liberté, on n'impose pas sa façon d'écrire. »
La satisfaction fut générale pour un après-midi constructif et original. S. L. L.
Abdelkader Djemaï, journaliste, chroniqueur et écrivain est un passionné d'écriture et de lecture. Dans le cadre de la quinzaine littéraire il est venu à la rencontre de son public à Lourdes. Né à Oran en Algérie, en 1948, issu d'un milieu modeste, il s'est très vite passionné pour les livres et l'écriture. Il a édité une quinzaine de romans et récits tirés de voyages dont un sur la Bigorrre. Lors de cette rencontre, Abdelkader a parlé de son livre "Zorah sur la terrasse, Matisse à Tanger", sorti en mai aux éditions du Seuil.
Depuis quand participez-vous à la quinzaine littéraire ?
Cela fait environ 5-6 ans. Je suis juré du prix Prométhée.
Que vous apporte cette participation ?
Beaucoup de belles choses, la convivialité, le partage, la richesse des rencontres, le plaisir d'animer les ateliers et surtout la publication de deux ouvrages de lauréats.
Aujourd'hui vous présentez votre dernier ouvrage. De quoi s'agit-il ?
Zorah sur la terrasse, c'est le titre d'un tableau de Matisse. Je l'ai découvert par hasard en ouvrant une page d'un livre d'art. La vue de cette oeuvre m'a tout de suite inspiré. Matisse est venu à Tanger où il a peint. Mon roman, mêlant réalité et fiction, évoque le séjour du peintre, Zorah son modèle et aussi mon grand-père paternel et la ville où je suis né, Oran.
Où trouvez-vous vos sujets et comment transmettez-vous vos mots ?
J'ouvre mes yeux, mes oreilles, mes idées naissent de la société. Ecrire, c'est être au milieu des autres. Tout le monde porte un livre en soi. Le livre, c'est le plus court chemin entre un individu et un autre, une grande ouverture sur le monde.
Traduit dans plusieurs langues, les livres d'Abdelkader Djemaï sont une invitation au rapprochement des hommes. Pour 2012 l'écrivain prévoit la sortie de son prochain ouvrage "La dernière nuit de l'Emir".
Sandrine Le Lay.
Rencontre du samedi 16 octobre 2010.
Dans le cadre de la Quinzaine littéraire, Guy Rouquet sait choisir ses intervenants, à l'image de la soirée avec Jean Métellus qui a entraîné le public dans un monde poétique.
La Quinzaine littéraire a eu le plaisir de recevoir l'écrivain Jean Métellus pour une soirée au Palais des congrès. Samedi 23 octobre, Guy Rouquet, président de l'Atelier imaginaire, a fait apprécier à la salle comble une discussion riche en poésie et souvenirs.
Né en 1937 à Jacmel, en Haïti, Jean Métellus fut un opposant à la dictature duvaliériste avant de vivre à Paris, où il étudia la médecine.
À la fois neurolinguiste et écrivain, scientifique et littéraire, il est aussi un grand attentif et un humaniste avec le regard très nourrissant sur le monde. Jean Métellus a mené une double carrière. En plus de la science, il a cherché une ouverture dans la lecture, devenant un lecteur boulimique, puis un écrivain.
Présenté pour Guy Rouquet comme un immense poète, romancier et dramaturge, l'écrivain dit : « Je suis arrivé à l'écriture par tout un environnement, le mépris, l'humiliation, les encouragements ».
Près d'une quinzaine de poèmes ont été lus dont le très beau « Au Pipirite chantant », premier texte publié en 1973. « Je voulais l'adresser au peuple haïtien et surtout aux paysans que j'ai connus car ils étaient les ouvriers de mon père. J'ai beaucoup d'amitié pour eux. » Au fil de ses textes, Guy Rouquet a évoqué divers sujets avec l'écrivain, l'amenant à parler de ses origines, son parcours, son pays. Jean Métellus, l'homme qui lit avec gourmandise, a offert une conversation captivante aux spectateurs. Grande émotion également lorsque Christian Merriot monte sur la scène pour remettre à Jean Métellus la médaille créée pour le 150e anniversaire des Apparitions, un symbole de l'amitié qui relie Lourdes au peuple haïtien.
La soirée s'est poursuivie par un récital dédié à la poésie haïtienne
Un grand clin d'œil aux Pyrénées, terre d'origine de l'écrivain Marcel Pérès, pour la présentation de son livre « Henry Russell et ses grottes », édité aux Presses universitaires de Grenoble.
Proche de ses lecteurs lors d'une séance de dédicace, ce samedi 9 octobre, à l'espace culturel, il a parlé avec passion du comte Henry Russell, célèbre voyageur et inventeur du pyrénéisme. Appelé le « Fou du Vignemale », l'authentique personnage emporte le lecteur dans ses aventures montagnardes racontées par Marcel Pérès.
Une biographie de 184 pages qui a reçu le grand prix du Salon du livre de montagne de Passy 2 010. Quinze années de recherches ont été nécessaires pour retracer l'histoire d'un comte fascinant, entré dans la légende de son vivant.
Marcel Pérès a souhaité démystifier la personnalité d'Henry Russell, avant-gardiste et grand écrivain du XIXe siècle. Un parcours fabuleux pour ce Haut-Pyrénéen, diplômé d'un doctorat en histoire et qui a été professeur à Luz, directeur de l'école nationale de ski et d'alpinisme de Chamonix, sous-préfet de Grenoble, puis préfet de Bordeaux. Grand amoureux de la montagne, il a écrit plusieurs ouvrages dont deux sur le ski alpin et l'alpinisme. Conférencier, il privilégie la communication en partageant son savoir et ses recherches avec le public.
L'œuvre de Marcel Pérès est avant tout une biographie historique qui fourmille d'anecdotes et de citations.
Contact : peresmar@wanadoo.fr
Elle est compositeur, interprète, professeur de piano et de chant. Claire Benoît a été reçue à la Lyre bigourdane pour démarrer ses cours. Originaire de La Rochelle, l'artiste a fait ses études à Paris « Il faut savoir être artiste de sa vie. » Claire s'est totalement investie dans une passion qu'elle communique avec aisance aux autres. À la fois chanteuse, créatrice, conteuse, comédienne et musicienne, elle a aussi enregistré 5 CD dont 4 relatifs à des faits de société abordés avec des jeunes collégiens et lycéens. « L'instrument est un support à la relation humaine », avec l'objectif de donner un but et une valeur au travail, de situer le musicien dans sa famille et dans sa vie en tant que citoyen. Claire est passionnée de pédagogie pour les enfants, les adolescents et compte déjà à son actif de nombreux travaux à leur contact. L'échange par le biais de la musique, Claire le propose lors de ses cours pour tous à partir de 6 ans, ainsi que des interventions dans les établissements scolaires.
Contact au 06.86.57.54.69 ou www.clairebenoit.com
The Chord, le duo qui enflamme les soirées. Ils se sont rencontrés à Lourdes il y a 2 ans et ont formé un duo. Gusimo est originaire du Zimbabwe où elle chante depuis toute petite. Issue d'une famille dans laquelle la musique et le chant traditionnel tiennent une place importante, elle a travaillé naturellement sa voix pour se produire dans la capitale Harare et y faire aussi des enregistrements. Elle se plait à interprêter de la Soul, un style qu'elle apprécie beaucoup, tout en conservant un large répertoire très diversifié. Arrivée en France en 2003, elle y a appris le français et animé de nombreuses soirées. Laurent vient de Bordeaux. Guitariste, ses goûts se tournent vers le reggae, le rock, le jazz. La guitare dans la main depuis l'enfance, il est autodidacte. Leur rencontre a donné naissance à un duo professionnel, exotique et très complémentaire. Ouverts à toutes propositions, ils se déplacent pour faire partager, le temps d'un concert, leurs talents. Une ambiance à découvrir au son de la musique rythmée de Laurent et de la magnifique voix de Gusimo.
Pour les contacter : 06 48 70 23 75
Sandrine Le Lay.
Deux jeunes Basco-Béarnais ont fait le choix de venir aider les malades à Lourdes, en tant qu'hospitaliers. Pour ne plus voir la douleur de la même façon.
Sophie, 30 ans, en activité dans le domaine culturel et du spectacle, et Sébastien, 18 ans, étudiant en bac pro maintenance, racontent leur expérience.
Est-ce votre première expérience à Lourdes ?
« C'est mon deuxième voyage en tant qu'hospitalière. » Sophie, très satisfaite de son bénévolat lors d'un précédent pèlerinage, a renouvelé l'expérience. Pour Sébastien : « C'est la première fois que je viens aider ».
Quelles sont vos motivations ?
« Accompagner les malades, les aider, les écouter. » Pour Sébastien, « c'est la solidarité qui compte ». Une adhésion totale pour Sophie : « C'est une bonne action, je rends service et, en même temps, je prends part au pèlerinage. Dans cette action, nous donnons et nous recevons beaucoup. Une expérience enrichissante qui permet une ouverture d'esprit spirituelle et humaine ».
Que recevez-vous des malades ?
Nous avons de la chance d'être en bonne santé. Être hospitalier, c'est ne plus voir les choses de la même façon. On relativise bien plus après avoir été au contact des blessés de la vie et des malades. Cela remet les idées en place. Lors de passages à vide dans notre vie, la relation avec les malades touche énormément et donne un nouveau sens à notre existence.
Vous êtes jeunes et déjà investis par cette mission ?
Oui, il y a de nombreux jeunes qui se mobilisent pour venir en aide à ceux qui en ont besoin. Beaucoup d'élèves de terminale viennent nous prêter main-forte dans nos actions. Un mouvement de la jeunesse se met en place sous le signe de la solidarité.
Reviendrez-vous ?
Oui, certainement.
Un grand cri du cœur pour ces jeunes hospitaliers.
Lors du vernissage de l'exposition « Nature et Lumière » de Maggit Vergez, au Palais des congrès de Lourdes, Christian Merriot a présenté l'artiste et son travail devant de nombreuses personnes venues pour admirer les toiles. Maggit Vergez dessine depuis l'enfance et voue une passion toute particulière pour la peinture à l'huile. Il y a 35 ans, elle avait été l'élève de François Mengelatte avant d'être conseillée par Jean-Paul Demoizy.
Pour Maggit, la peinture est synonyme du reflet de la réalité, d'un coup de cœur et d'une envie de partage. Tout ce qui peut toucher, surprendre, devient une source d'inspiration pour l'artiste qui considère Lucian Freud, peintre figuratif, comme étant le plus grand. Maggit travaille seule et puise ses idées dans le visuel, l'information, l'image.
Pour le plaisir des yeux, pas moins d'une cinquantaine de toiles représentent fleurs, plantes, animaux, créations pensées, et un clin d'œil au docteur Jean Vergez avec deux magnifiques portraits. Maggit Vergez est au Palais jusqu'au 13 octobre, de 15 heures à 19 heures, tous les jours.